EFFERVESCENCE POLITIQUE
[Story from the
Une faction de la population, mécontente du régime en place, amorce des troubles pour le déraciner.
Le salaire des functionnaires est diminué, deux fois de suite en espace d’un laps de temps. L’opposition politique recupère cette situation pour asseoir son opinion auprès de toute âme legère qui lui prête oreille. La vie devient maurose. Ça sent du pétrole.
Les profanes sont prêts, à tout prix à débouter le gouvernement, “celui-ci n’est bon à rien, il doit partir”. Sans refléchir, ils ne cherchent pas à connaître ni le commencement, ni l’aboutissement de ce que “les tracs” véhiculent comme information, encore moins “qui fait quoi”. La rumeur circule de bouche à orielle.
Un martin, une fausse alerte émane d’une ville située en hauteur. Elle atteind la population localisée dans une cité aux bas fonds dans la plaine. Rapidement les vandals s’ébranlent. Ils s’orientent vers la prison centrale, libèrent les détenus. Ces derniers grossissent le nombre. En vagues, ils enflamment tour à tour, la maison d’arrêt, les bureaux administratifs et la gendarmerie. Les rencunes et les reglements de compte deviennent monaie courante. Les dégats sont importants. Que de pertes en vie humaine pour ne pas parler du matériel.
Les agresseurs, parce-que le roi supporte le gouvernement, descendent à la chefferie. Le sultan sort et déclare: “Mes fils, c’est pas moi qui ai construit ce palais. Si c’est ma tête que vous voulez, alors la voici”. A ces mots, il se couche, le dos dans la poussière, les yeux levés vers le ciel. Curieusement, toute la bande fléchit et c’est la fin des austilités.
Plustard, on apprend qu’à la ville en hauteur, on avait tout juste brûlé de vieux pneus sur la chaussée et que la fumée s’était considérablement élevée.

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